mercredi 27 février 2013

Une nouvelle année à l'autre bout du monde

Voilà, après 3 mois sans vous donner de nouvelle, me voilà de retour avec un nouveau blog!
Bilan 2012, j'adore pouvoir raconter ma vie et autres connerie sur une page qui est lue. Cette année a été riche, très riche, tellement riche que j'ai l'impression d'avoir vieilli de 10 ans!
Le retour en France m'a fait un bien fou, j'ai adoré revoir ceux d'entre vous que j'ai pu voir. J'avais pris le parti de ne pas passer mon temps dans le train et de profiter tranquillement des gens qui étaient là, et c'était parfait.
J'ai pris le temps de me sentir vraiment en vacances, de bouquiner, dessiner, aller au ciné...
A propos de bouquins, je dois avouer que ma dernière lecture à accéléré l'ouverture de ce blog parce qu'elle m'a vraiment percuté et j'ai envie de partager ça avec vous.
C'est sur une recommandation de Mariane (une amie de Lyon, pour ceux qui ne la connaissent pas, et oui ça s'écrit avec un seul "n"!) que je me suis attelée à un livre sur l'histoire de l'Amérique Latine, "Las Venas Abiertas de America Latina". L'histoire c'est pas trop ma tasse de thé, mais là, ce n'est pas un spécialiste qui écrit, mais un écrivain urugayen, Eduardo Galeano, très talentueux d'ailleurs, je vous invite à le lire! Ce livre m'a chamboulé. A l'heure où je vous parle, je ne l'ai pas fini et je m'accroche, c'est sur que ça ne se lit pas comme un roman, mais c'est très bien écrit, très accessible, bourré de références précises et fiables, ce bon vieux Eduardo a fait un sacré travail, il a du se taper pas mal de livre d'histoire pour nous offrir ce petit condensé, résumé, ces morceaux choisis de l'histoire d'un continent!
Il m'a fait énormément réfléchir sur la société dans laquelle on vit sur tout ce qu'on accepte passivement, sur mon ignorance...
Peut-être qu'il ne m'aurait pas autant percuté si je n'avais pas vécu au Chili. Toujours est-il que durant toute la lecture, j'ai eu l'impression de découvrir des faits terriblement importants qui permettent d'expliquer la situation présente, j'ai eu très envie de partager tout ça, de le faire découvrir à d'autres, et à mon grand bonheur, il existe en Français: "Les veines ouvertes d'Amérique Latine".
N'aller pas croire que que je boit les paroles comme une vérité absolue, disons que je me sens plutôt convaincu par son regard sur l'histoire et on ne peut pas lui reprocher de poser en victime un continent qui souffre encore de son passé douloureux.

Bonne lecture et à très vite depuis Santiago.

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